N5- Les grandes suppositions

Vous avez noté les actions et non-actions qui s’opposent à votre objectif de : Méditer régulièrement. Vous avez découvert les peurs qui surviennent à l’idée de faire le contraire de ce que vous faisiez jusqu’à maintenant. Et vous avez dans la 3ème colonne la liste des obligations que vous vous êtes données pour ne pas ressentir ces peurs. Remarquez que les obligations de la 3ème colonne sont en opposition avec le fait de méditer régulièrement : vous avez sous les yeux une démonstration de votre résistance au changement, ce que Kegan et Lahey, les chercheurs qui ont créé la méthode, appellent « Votre immunité contre le changement ». Mais ne nous attachons pas au vocabulaire. Nous allons entreprendre de remplir la colonne N°4. Le titre est : Grandes suppositions. Notez-le au sommet de la colonne.

Prenez du recul, comme s’il s’agissait de quelqu’un d’autre, et demandez-vous :

qu’est-ce que quelqu’un qui a les obligations de la colonne 3, peut bien penser au fond de lui-même… sur la vie en général. Posez-vous cette question pour chaque obligation.

Quelqu’un qui, par exemple, est obligé de bouger, d’être dans l’action sans arrêt, il pourrait bien avoir une croyance du type : « Rester immobile, c’est mortel. »

… Ou alors, quelqu’un qui est obligé de se distraire pourrait penser : « La vie est dure ! ».

… Ou quelqu’un qui est obligé de ne pas avoir d’obligation, pourrait se dire : « Si je suis contraint, je ne vis pas vraiment ».

… Ou quelqu’un qui s’occupe de tout le monde avant de méditer, pourrait penser : « Mon bien-être n’est pas important, les autres passent avant ».

Recherchez ce qui pourrait s’appliquer à quelqu’un qui a les mêmes Obligations compétitives que vous.

Allez même un peu plus loin en amplifiant les choses (si cela correspond à votre expérience).

Exemple pour quelqu’un qui est obligé de ne pas avoir d’obligations : « Sans la liberté, je meurs ».

Pour celui qui fait passer les autres avant lui :

« Je ne suis pas important ».

A vous maintenant d’aller au fond des grandes suppositions qui sont à l’origine de vos obligations compétitives de la colonne 3. Par définition, ces grandes suppositions sont généralement cachées, vous n’en aviez pas conscience jusqu’ici. Mais elles dictent nombre de vos comportements.

Cela peut être « Si je n’agis pas, je ne suis rien » ou « Si je fais trop de spirituel, je risque de finir dans un couvent ».

Notez bien vos grandes suppositions dans la colonne 4. Vous pouvez mettre l’enregistrement sur Pause si nécessaire.

Normalement, ce n’est pas très agréable de déterrer ces croyances, de voir comment elles affectent vos vies jusqu’à maintenant, et de voir aussi leur côté limitant, enfermant.

Vous pourrez reprendre ce travail demain (à condition de revenir).

Notez juste pour aujourd’hui que ces grandes suppositions, ces croyances, peuvent être vraies ou fausses, ou partiellement vraies, alors que jusqu’ici vous avez agi comme si elles étaient toujours absolument, complètement vraies.

Vous avez fait un gros travail pour mettre en lumière ces grandes suppositions qui ont guidé votre vie jusqu’à maintenant. Il est probable que cela vous a plombé, que vous avez au moins un léger malaise au creux de l’estomac.

Rien de tel qu’une petite méditation pour vous alléger jusqu’à demain. Reprenons si cela vous inspire, la méditation d’attention à vos sens. Ou vous pouvez faire une méditation de votre choix que vous aimez.

Asseyez-vous confortablement, et ouvrez tous vos sens :

Prenez conscience de la position de votre corps dans l’espace,

du poids de votre corps sur votre siège

regardez intensément la couleur du mur en face de vous, ou de la nature par la fenêtre. Remarquez par exemple la blancheur du blanc, la verdeur du vert. Laissez-vous absorber par la couleur.

Ouvrez vos oreilles et prêtez attention aux sons alentours, sans doute ceux des activités humaines autour de vous, à moins que vous ayez la chance de vous trouver dans la nature.

Inspirez en sentant les odeurs s’il y en a. Pour le goût, c’est plus difficile, imaginez que vous mangez un fruit que vous aimez, une fraise par exemple, et ressentez son goût dans votre bouche.

Gardez un moment la conscience de tout cela, votre corps assis, les couleurs, les bruits, les odeurs, le goût dans votre bouche. Ressentez l’énergie de votre corps subtil. Et terminez en essayant de percevoir les battements de votre cœur.

…A demain pour examiner vos grandes suppositions.

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