Laisser aller nos histoires sur soi

Pourquoi es-tu malheureux ? Parce que 99,9% de tout ce que tu penses et de tout ce que tu fais est pour ton ego, et celui-ci n’existe pas.

Wei Wu Wei

Si comme moi, vous êtes résistant(e) à la méditation, vous avez dû adorer le message d’hier qui vous permettait de faire tout autre chose que méditer assis. Continuons encore un peu dans cette voie, en faisant un petit détour près de notre ombre.

La méditation non-duelle implique de laisser aller nos histoires sur soi.

Avant de pouvoir laisser aller les histoires auxquelles se raccroche notre ego, nous allons les honorer brièvement.

Après nous être placés dans notre posture habituelle de méditation, pris trois grandes inspirations, prenons quelques brefs instants pour se rappeler notre histoire. Cela commence à l’enfance, et avance très vite dans la vie, passons simplement quelques minutes sur notre histoire.

Puis détendons-nous dans la conscience pure, en respirant simplement. Détendons-nous dans l’espace entre les respirations.

Une autre chose à laquelle le petit soi ou ego est très attaché, ce sont nos succès. Prenons un moment pour honorer nos réalisations, les choses dont nous sommes fiers et sur lesquelles nous avons l’habitude de nous appuyer.

Puis laissons tomber tout cela et relâchons tout dans la conscience, en respirant tranquillement.

Il existe aussi les domaines dans lesquels nous avons moins bien réussi, même si cela nous a rendus plus forts ou si nous avons rebondi. Remémorons-nous nos échecs en deux minutes, avant de les laisser aller.

Respirons dans la conscience du moment présent. Il n’y a que la conscience, vaste, ouverte et claire.

Pensons maintenant à nos talents, nos forces, nos grandes qualités qui font qui nous sommes, que ce soit la force physique, la persévérance ou le courage, ou bien d’autres choses encore. Prenons conscience de nos précieuses qualités puis laissons aller l’identification avec ces qualités… même si cela ne les empêchera pas de demeurer présentes.

Respirons, il n’y a plus que la conscience, spacieuse, panoramique.

Et n’oublions pas nos défauts, ces traits de caractères dont nous sommes moins fiers et que nous voudrions bien changer. Rappelons-nous qu’ils existent également, mais ne nous accrochons pas à eux. Laissons-les se dissoudre dans la conscience.

Il n’y a plus de petit soi, plus d’ego, simplement la conscience qui observe notre expérience.

Détendez-vous dans cette conscience pendant quelques minutes.

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