N’hésitez pas à vous désinscrire ou à nous demander de le faire en répondant à ce message. Le programme habituel reprendra en septembre ainsi que le programme Turquoise (ce dernier avec un message tous les deux jours seulement pour donner le temps d’intégrer).
Les narcissiques sont simplement des gens dont l’ego n’est pas encore assez grand pour embrasser le Kosmos tout entier, et donc ils essaient à la place d’être au centre du Kosmos.
Ken Wilber
Le vénérable Hénépola Gunaratana ajoute au chapitre 2 de son livre : Pourquoi choisir la méditation plutôt que la distraction ? Parce que nous sommes des êtres humains et que nous avons en nous une insatisfaction permanente – qui revient chaque fois que vous relâchez la pression pour la faire disparaître.
Je vous propose de suivre cet été un cours de méditation qui s’adresse également à la résistance à la méditation.
Je vous avoue que mon intention maintenant est de tendre des pièges à l’ego, de trouver des moyens de manier la résistance. Le titre de cet article est destiné à produire un sursaut de l’ego. Je me demande, je vous demande : qu’est-ce qui moi, me ferait m’engager dans un processus de méditation ? Qu’est-ce qui m’a poussé à le faire d’ailleurs ?
L’incitation la plus forte était la recherche de super-pouvoirs. A 20 ans, j’ai fait une initiation à la méditation transcendentale, parce que l’affiche promettait le succès professionnel. Cependant, lorsqu’il fallait choisir entre réciter un mantra et apprendre mon cours, le bon sens m’a fait choisir d’apprendre mon cours.
Ensuite, la Pratique de vie Intégrale fait de la place au Module Esprit, dont la pratique est dite nécessaire pour se développer vers de plus hauts niveaux de conscience, alors comme je vise (comme mon ego vise) ces niveaux, je veux bien en passer par la méditation.
Entre temps, j’ai aimé qu’on appelle « Méditations » des lectures quotidiennes. J’ai regretté qu’il faille méditer plutôt que de rester sans rien faire, c’est pourquoi j’ai sauté à pieds joints dans les cours qui proposaient la méthode directe : atteindre l’éveil spirituel, sans en passer par la lenteur de l’entraînement méditatif, vous savez celui qui est fait pour les faibles et les lents…
Et d’autres avec moi reconnaissent qu’ils ne méditent pas mais eux disent qu’ils sont conscients dans tous les gestes de leur vie…
En suivant le cours Direct Awakening de Craig Hamilton, j’avais comme intention d’être la meilleure élève dans le cours ! (sauf qu’il n’y avait pas d’autres élèves !!!)
Ce cours promettait aussi des compagnons de route, et j’ai essayé d’en trouver en proposant pendant 3 ans de suivre le cours de 12 semaines en 12 mois. Chaque début de mois, j’envoyais un message sur le groupe WhatsApp disant que ce mois-ci, j’allais vraiment bien méditer. Méditer était définitivement un but adaptatif pour moi, c’est à dire qu’il ne me suffisait pas de le décider. J’avais de grandes résistances et j’ai réalisé plusieurs cartes d’immunité au changement à ce sujet.
Cela a eu un petit effet, avec la découverte de l’application Insighttimer qui titillait mon esprit de compétition : j’essayais de ne pas manquer un jour pour ne pas me laisser distancer par un ami. Et je comptais les étoiles attribuées pour la régularité et la persévérance.
Je me rappelle mes premières méditations à la fin de l’année 2010 : j’avais quelques nanosecondes de déconnexion du mental.
Donc, ça marche, il existe une progression. Je peux désormais rester assise 30 minutes, et même 20h, en essayant de méditer (ou en regardant sur Zoom les autres en train de méditer).
Et j’ai enfin trouvé un groupe de méditation qui se réunit quotidiennement en semaine, et cela m’aide !
Cela m’aide aussi que ce groupe ait un professeur, moi tellement réticente à suivre un professeur.
Soit il parle trop, soit il ne parle pas assez et je suis furieuse qu’il nous laisse sans guidance.
Soit sa voix m’endort, soit elle est trop douce, soit je ne comprends pas son accent, soit elle est trop sucrée, soit je ne veux pas de voix, soit je veux une voix…
Au lieu de méditer, je veux bien coacher ce professeur de méditation pour qu’il diffuse son enseignement…
Je ne veux pas de ces livres sur la méditation écrits par toujours les mêmes personnes qui captent toute l’attention…
Lire un livre sur la méditation Vipassana (qui me semblait très arriérée) a été un grand lâcher-prise.
Comme je l’avais emprunté à la bibliothèque, l’acheter au Centre d’études Tibétaines, était un autre pas en avant.
Prendre des notes sur son enseignement aussi.
Mais il ne suffit pas de lire, encore faut-il pratiquer. Vous trouverez sur le site une Méditation 10 minutes en nature.