On croit généralement qu’il faudrait atteindre un état de vide sans pensées. Mais le mental est très actif et l’ego n’aime pas rester sans penser. C’est pourquoi il est quasiment impossible de ne pas avoir de pensées (à moins d’avoir fait des années de concentration). Aussi vous pouvez vous détendre et vous déculpabiliser si vous remarquez que vous avez trop de pensées.
Mais on constate bien souvent que les pensées semblent plus intéressantes que la méditation, et cela nous donne un levier pour améliorer notre méditation : ne pas s’intéresser à ses pensées.
La proposition est donc, après un temps d’ancrage et une courte concentration sur la respiration, de se placer dans une position où vos pensées ne vous intéressent pas. Il s’agit de ne pas suivre les pensées, de ne pas se laisser emporter par elles, mais si cela survenait, ce n’est pas grave.
Les pensées vont et viennent dans votre conscience, comme des bulles qui sont produites dans l’eau et vont finalement se dissoudre à la surface. Traitez toutes les pensées comme étant également inintéressantes et également sans aucune signification.
Considérez-les comme si elles étaient des symboles incompréhensibles que vous ne savez pas déchiffrer. Laissez aller le mental complètement.
Faites le saut radical d’abandonner votre fascination habituelle pour les produits de votre mental.
A la fin, remarquez ce que cela crée en vous d’avoir tenu cette tournure d’esprit pendant un temps plus ou moins long.
Tout de même, notre professeur de yoga nous propose de faire à chaque séance 5 minutes de vide de pensée. En partageant avec les autres participants, on voit qu’il existe différentes façons de parvenir à cet exploit : ce peut être en repoussant les pensées qui surviennent, en les recouvrant d’une sorte de brume pour les ignorer, en se plaçant dans un état particulier de présence intense, par exemple… Et vous, comment faites-vous pour ralentir le flux des pensées ?