N7- Grandir grâce aux tests de son immunité

Nous arrivons à la fin de ces 60 jours consacrés à la méditation avec un peu de travail sur l’ombre.

Pour remercier tous ceux qui ont été attentifs, je vous proposerai dans les dix jours qui vont suivre, les enregistrements de mon cours Pratique de Vie Intégrale.

N’oubliez pas que vous pouvez vous désinscrire à tout moment ou nous demander de le faire.

Pour accéder aux audios, il suffit de cliquer sur le titre du message. Mais en attendant, venons-en à la partie la plus importante de la méthode Immunothérapie du changement : les tests.

Hier, nous avons abordé la question des tests de vos grandes suppositions. Pour chacune des suppositions que vous avez mises en évidence, vous réaliser l’historique : comment elle est apparue, ce qui l’a renforcée dans votre vie. Et vous pouvez vous interroger ou interroger vos proches pour savoir si ces suppositions ne sont pas totalement fausses, ou seulement un peu vraies (elles peuvent être totalement vraies). Très probablement, cela aboutit à une prise de conscience, un grand « Ah oui, j’ai vécu tout ce temps sous l’emprise de cette croyance, qui est plutôt fausse ! ». Vous le comprenez mentalement (et peut-être même émotionnellement). Mais pour produire un changement durable, des actions comportementales sont très importantes, et c’est le but des tests. Ces tests vont vous amener progressivement au-delà de votre zone de confort … C’est ainsi que l’on grandit, qu’on se développe, qu’on laisse tomber des croyances qui venaient de l’enfance et qui ont façonné notre vision du monde, et ainsi nous commençons à voir les choses de façon plus adulte, nous prenons davantage de responsabilité pour notre vie. Se priver des tests, c’est se priver de la possibilité de croissance, et lorsqu’il s’agit de changement adaptatif, croître est la bonne solution.

Je vous propose donc d’aller plus loin en planifiant de petits tests comportementaux. Pour « La vie est dure », pouvez-vous envisager un test qui vous montrerait que la vie est facile… ou que la vie est dure…? Un test que vous aborderiez avec une rigueur toute scientifique, et sans vous mettre en danger. Un test que vous pourriez réaliser dans la semaine qui vient, un test modeste. Pour « si je suis contraint, je ne vis pas vraiment », pouvez-vous trouver une contrainte minime, et vérifier si cela vous a empêché de vivre ? Vraiment, en toute objectivité, sans fausser le résultat.

Planifiez de nouveaux tests de plus en plus difficiles. Vous savez déjà – je crois – que la vie n’est pas toujours dure. Elle est même facile dans certains cas. Ainsi, la croyance n’est pas complètement vraie. Alors prenons un exemple où la vie est un peu difficile : disons par exemple que vous avez plein d’actions à faire tenir dans votre emploi du temps limité. A cause de votre croyance, vous pourriez en conclure que la vie est difficile, mais si vous examinez votre humeur à la fin de la journée, objectivement, quelle est votre conclusion – encore une fois objective – La vie a-t-elle été difficile ? Comment vous sentez-vous et qu’est-ce que vous en concluez sur votre supposition. J’aime imaginer que vous êtes content de vous et que vous pouvez conclure que vous vous en êtes bien sorti et que la vie est plutôt facile parce que vous savez faire face aux difficultés.

Prévoyez un planning où vous enchaînez différents tests en augmentant progressivement la difficulté, toujours sans vous mettre aucunement en danger.

Vous avez saisi ?

Le dernier test à réaliser est de se mettre à faire tout le contraire des actions ou non actions de la colonne 1 en restant toujours dans une démarche d’observation et de test. Que se passe-t-il (et comment vous sentez-vous ?) si vous placez la méditation dans votre planning ? Est-ce que méditer, ce n’est pas une action valable, comme une autre ? Et si vous vous placez vous-même en haut de la liste des personnes dont vous vous occupez, qu’est-ce que cela vous inspire ? Avant la voisine ? Essayez puisque ce sont des tests et tirez-en les conclusions qui sont valables pour vous.

Une erreur fréquente est de croire qu’il existe une action, une seule, qui va tout changer d’un coup. Dans le cas qui nous intéresse, ce serait par exemple de s’inscrire directement à une retraite de méditation, en abandonnant votre famille et votre emploi. Mais ce n’est pas comme cela que ça marche, rappelez-vous, le processus doit être modeste et progressif. Et rappelez-vous surtout de ne pas vous mettre en danger !

Je vous suggère aussi de décider ce que vous allez faire la semaine prochaine : réviser tout le processus à propos d’un second objectif (et vous risquez fort de retomber sur les mêmes suppositions que vous pourrez tester). Si vous recommencez le processus, vous allez probablement retrouver certaines de vos grandes suppositions dont l’impact sur votre vie est important.

Ou vous pouvez décider de suivre sérieusement un cours sur la méditation en observant vos réactions.

Quoi que vous choisissiez, je vous souhaite de bonnes méditations.

FIN

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