N6- Tester ses suppositions

Bravo d’être revenu car le travail d’hier était plutôt dérangeant. Et s’il était dérangeant, cela veut dire qu’il a bien fonctionné.

Sinon, il y a peut-être une erreur dans le suivi du mode d’emploi. Vous pouvez recommencer, en vérifiant que vous avez bien suivi les instructions.

Vous pouvez aussi reprendre vos grandes suppositions de la colonne 4 et les approfondir, en faire une version plutôt dramatique où la vie et la mort sont impliquées.

Une fois qu’on a découvert ses grandes suppositions, il s’agit de les tester.

Voilà le cas le plus facile : en écrivant votre supposition, vous savez immédiatement qu’elle est fausse et vous éclatez de rire. Du style : « Je suis obligé de ne pas avoir d’obligation ». Pas besoin de détailler, n’est-ce pas ?

Pour chacune des suppositions clairement identifiées, vous allez réaliser des tests.

Le premier test, comme nous venons de le voir, est de vous poser la question : « Est-ce vrai ? » ou « Est-ce toujours vrai aujourd’hui ? » ou « Y a-t-il des circonstances où ce n’est pas vrai ? » – « avec certaines personnes par exemple ».

Choisissez une de vos grandes suppositions, par exemple celle qui a généré le malaise le plus grand. Inscrivez le titre de la colonne 5 : Tests.

Reformulez la grande supposition en une phrase que vous pouvez tester (si elle est trop compliquée).

Prenons l’exemple : « La vie est dure. »

Le premier test à faire est l’historique de cette grande supposition : est-ce que quelqu’un dans votre famille employait cette expression ? …

… Quand l’avez-vous internalisée pour vous-même ?

… Qu’est-ce qui vous a fait croire que la vie est dure ?

… Quand la vie a-t-elle été dure pour vous ?

… Qu’est-ce qui a renforcé cette croyance ?

Revisitez simplement votre vie avec la grande supposition qui vous concerne.

Demandez-vous ensuite si elle est tout à fait vraie ? Si elle est vraie dans certaines circonstances ? Avec certaines personnes ? Si elle est un peu vraie et fausse la plupart du temps ? Si c’est compliqué, vous pouvez poser la question avec chaque mot de la supposition : Dans l’exemple « Si je suis contraint, je ne vis pas vraiment », vous pouvez vous interroger sur la contrainte (par qui, par quoi ?) et sur le fait de vivre vraiment.

Quelle est votre conclusion sur cette grande supposition ?

Avant d’aller plus loin, je voudrais faire une mise en garde très importante. Nous allons parler de tests, et il est absolument capital de ne pas vous mettre en danger : les tests ne doivent pas menacer votre famille, votre bien-être, votre emploi. Alors s’il vous plaît, promettez-moi de ne rien faire qui ne soit sûr et modeste !

Demain, nous reviendrons sur les tests et sur l’importance qu’ils ont pour votre croissance. En attendant, n’allez surtout pas vous mettre en danger en vous disant par exemple, que c’est facile d’aller dire ses quatre vérités à votre chef. Je le répète, les tests doivent être modestes et sûrs pour vous. A la place, vous pouvez peut-être méditer.

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